les feuilles mortes qui gémissent sous les pieds froissements d'ailes des oiseaux qui s'envolent vers de lointains étés le balancier de l'horloge marque les secondes qui passent d'un pas inflexible et décidé la terre se métamorphose elle change de saison elle étouffe dans sa gorge les rires et les chansons nous sommes là scrutant l'horizon l'oeil en alerte l'âme à l'abandon nous aimerions attendre comme de vieux rafiots endormis sur la rive le retour du printemps mais nous devons repartir reprendre la mer pour braver les tempêtes pour faire face à l'hiver pour affronter notre destin |