Le 1er septembre 98


En suspens

le coeur cherche à l'horizon
les jours de rêves
ceux que parfume le bonheur
ils se sont retirés
derrière la nuit
qui s'installe dans l'ombrage de la terre
c'est là que les yeux de l'âme
peuvent s'ouvrir tout grands
sur le monde des illusions
ils se perdent dans l'infini
celui du passé
où agonisent les ombres
où les songes n'ont plus de regard
dans l'incertitude des lendemains
toujours trop proches
toujours trop lointains
quelqu'un me tend la main
dans cette sombre vallée
quelqu'un m'offre son soutien
pendant que dans le ciel
croassent les corbeaux
noirs de rage
quand se lève l'aurore
qui annonce une nouvelle journée
qui d'un seul trait
efface les cauchemars
qui m'ont tourmenté


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