18 juin 98


Embrasement

le soleil tout en feu
se glisse lentement dans la mer
qu'il colore de ses lueurs crépusculaires
les premières étoiles scintillent
dans tes yeux fauves
alors qu'autour de nous s'étend la nuit
elle efface les couleurs du paysage
qui se découpe à contre-ciel
comme une ombre chinoise
il ne reste plus dans le soir
que nos regards qui se croisent
dans le clair-obscur
que nos corps amarrés l'un à l'autre
échoués sur une batture

tes yeux brûlants me scrutent
dans le silence des mots
ils chuchotent dans le recueillement
ce que ta bouche n'ose prononcer tout haut
tes mains agiles et caressantes
me parlent d'amour avec impétuosité
avec des paroles si affectueuses
qu'elles me mettent en émoi
elles disent la douceur de la tendresse
elles conjuguent la force de la passion
elles font frémir toute ma charpente
qui s'embrase d'amour
et nos deux êtres se consument
jusqu'à l'assouvissement du désir


*
(Retour à l'accueil)