22 janvier 98
Douleurs passées
au portique de la nuit
vague de tristesse
qui déferle sur le coeur
vague à l'âme
onde sournoise et perfide
qui me heurte de plein fouet
émergence venue de si loin
des replis les plus secrets de ma mémoire
souvenir que je croyais oublié
béance d'une blessure
profond chagrin
qui me laisse prostré
dans une douloureuse posture
imposture du passé
qui vient me relancer
au moment même où le bonheur
déploie toutes grandes ses ailes
que tout en moi frémit
chaque fois que tu me regardes
avec ton sourire rieur
que tout en moi s'émeut
chaque fois que tu me fixes
de tes yeux amoureux
alors que de ta seule présence
tu me redonnes vie et me rassures
dans tes bras je me réfugie
je peux sans crainte fermer les paupières
me sentir enfin protégé
à l'abri de tous ces mauvais rêves
qui parfois viennent troubler
mes plus sombres nuits
*
(Retour à l'accueil)