et l'âme attristée en porte le deuil elle se réfugie au creux de l'être elle se vautre dans ses bras chaleureux les yeux fermés l'humeur chagrine elle se laisse bercer perdue dans ses souvenirs douce mélancolie quand les ciels empourprés d'automne incendient la fin des jours indifférents à la désolation qu'a laissée la fenaison elle se renferme sur elle-même les fenêtres et les portes closes le vent gémit sur son seuil pleurant aussi le départ de l'été elle sait bien que le printemps le ramènera les mains chargées de rires et de fleurs qui sécheront rapidement ses pleurs |