Le 23 octobre 98


Douce mélancolie


les arbres se défeuillent
et l'âme attristée
en porte le deuil
elle se réfugie au creux de l'être
elle se vautre dans ses bras chaleureux
les yeux fermés
l'humeur chagrine

elle se laisse bercer
perdue dans ses souvenirs
douce mélancolie
quand les ciels empourprés d'automne
incendient la fin des jours
indifférents à la désolation
qu'a laissée la fenaison

elle se renferme sur elle-même
les fenêtres et les portes closes
le vent gémit sur son seuil
pleurant aussi le départ de l'été
elle sait bien que le printemps le ramènera
les mains chargées de rires et de fleurs
qui sécheront rapidement ses pleurs


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