29 janvier 99



Des cris dans la nuit


les mains se referment
pour cacher les secrets chemins
ceux qui longent l'existence
ceux qui font battre le coeur
ils se terrent au fond du poing
ils se réfugient dans le noir
dans la mémoire de la terre
comme les rêves
qui restent dans la pénombre
qui ne parlent qu'à mots couverts
ils prétendent avoir tant à dire
mais ne savent le faire
ils se maquillent
détournent leur visage
camouflent les souvenirs
les masquent et les déguisent
sous des dehors trompeurs
ils ne vivent que la nuit
ils se tapissent et sont aux aguets
on reconnaît leur présence
mais elle échappe à notre regard
ils ne révèlent qu'une partie du passé
dont les réminiscences survivent
prisonnières du silence
on n'entend plus au fond de soi
dans le sommeil
que leurs cris étouffés
que l'écho de leur détresse