Le 18 novembre 98


Derrière la porte


j'ai déverrouillé la porte
j'ai ouvert grandes les fenêtres
le soleil a tout envahi
ses rayons tamisés par les voilages
dansent sur le plancher
j'attends que tu reviennes
que tu frappes et surgisses
et que comme chaque jour
tu te précipites vers moi
que dans mes bras tu te blottisses

je m'impatiente de ton retour
je sais que bientôt tu seras là
j'ai rangé l'appartement
je me suis préparé le coeur
il est tout en émoi et ne pense qu'à toi
je crois entendre tes pas
mais leur bruit se perd dans l'escalier
je demeure aux aguets
dans un moment tu seras là
et j'anticipe cette joie

je tends l'oreille et je regarde dehors
je ne te vois pas encore
impatient je tourne en rond
tu ne saurais guère tarder
voilà que je reconnais ta démarche
et tu apparais dans l'embrasure de la porte
souriante et désarmante
tu te réfugies contre moi
et dans un seul baiser
on se dit tout de notre journée


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