28 février 99
Départs
je pleure en mon âme
et je m'en vais fatigué
emportant ton regard d'ombre
pendant que la brise berce l'air frais
dans le crépuscule du jour
qui s'endort lentement
je m'en vais attristé
au brisement des flots
qui s'étalent au pied de la nuit
dans une dentelle d'écume
qui efface nos traces sur le sable
la mer frappe la rive
comme un coeur qui bat
dans le calme du soir
je m'en vais esseulé
pour sombrer dans le sommeil
au bruit du ronflement des vagues
je m'en vais de ce pas posé
te rejoindre dans mes rêves
pour serrer entre mes mains
comme une fleur fragile
ton visage au regard si doux
je m'en vais pour oublier
que tu es partie
que tu m'as quitté
prenant le dernier train
qui t'emporte là-bas
tout au loin
je m'en vais pour te rejoindre
replié dans ma solitude
pour te retrouver
pour embrasser tes lèvres
phalènes légères
parfumées d'odeurs fraîches
mon visage enfoui dans l'oreiller
je referai vers toi le voyage
je m'en vais au fond de moi
sous le regard brillant des étoiles
pour emprunter les chemins
qui vers toi vont me rapprocher
pour qu'ensemble à l'aube
nous puissions nous réveiller
à l'heure où s'envolent les songes
dans la paume du matin