31 décembre 97

Départ


la nostalgie nous étreint
quand le navire largue les amarres
dans le tourbillon du sillage
du quai familier
on s'éloigne peu à peu
que de souvenirs laissés
dans cette ville qui se distancie
que l'on abandonne
qui nous laisse partir
bientôt elle n'est plus
qu'un point à l'horizon

les mouettes suivent
de leurs cris
on file vers le large
en haute mer
on change de lieu
transportant en soi-même
les vestiges du passé
on hésite
on tangue
nostalgique
on se laisse bercer par les vagues
on a le vertige
le vague à l'âme
la mer s'étale toute grande
riche de tous les possibles
on s'en va où le vent nous porte
vers un prochain port
vers l'inconnu


*
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