14 mai 98


Chuchotement

le jour bruyant
s'est retiré comme la marée
le silence laisse respirer
dans le soleil couchant
les mots de l'âme
qui volent fragiles
comme des éphémères
les paroles frémissent
aériennes et légères
la brise chuchote
dans l'air chaud de l'été
nos lèvres murmurent
des sons étoilés
qui font valser nos coeurs
à la tendre cadence
de nos mains qui se parlent
de tendresse et d'amour
le soir s'imprègne
du délicat parfum des fleurs
qui embaume ta peau
et je m'enivre de ton corps
qui me suit pas à pas
pour s'abandonner aimant
à l'étreinte de mes bras