à l'approche de l'aurore qui déjà brille dans ton regard tu me fixes de tes yeux qui chantent toi à peine sortie du sommeil musique silencieuse dans l'épaisseur de la forêt qui garde au fond de sa main les cris des oiseaux qui chantonnent perchés là-haut aux branches des arbres ils froissent le silence du bruissement doux de leurs ailes tes yeux rient dans l'ombre alors que murmure la source tu me parles tout bas de crainte d'éveiller les esprits qui dorment muets dans le silence des pierres nous suivons le sentier sans rien dire de peur que nos mots au loin ne s'envolent et réverbèrent indiscrets leurs tendres échos |