Le 13 juin 99
Chant de la forêt

à l'approche de l'aurore
qui déjà brille dans ton regard
tu me fixes de tes yeux qui chantent
toi à peine sortie du sommeil
musique silencieuse
dans l'épaisseur de la forêt
qui garde au fond de sa main
les cris des oiseaux
qui chantonnent perchés là-haut
aux branches des arbres
ils froissent le silence
du bruissement doux de leurs ailes
tes yeux rient dans l'ombre
alors que murmure la source
tu me parles tout bas
de crainte d'éveiller les esprits
qui dorment muets
dans le silence des pierres
nous suivons le sentier
sans rien dire
de peur que nos mots
au loin ne s'envolent
et réverbèrent indiscrets
leurs tendres échos



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