2 février 99
Broyer du noir
les journées s'éternisent
quand le ciel s'habille de sombre
qu'il a grise mine
avec ses nuages trop bas
et qu'il vient avec sa grêle
frapper aux fenêtres
le coeur refuse de voler
il se réfugie chez lui
morose et impatient
il reste au fond de ses terres
emprisonné dans sa tour d'ivoire
volets clos
il se cache dans le noir
qu'il ne cesse de broyer
ses ailes fatiguées
se replient sur lui
il se renferme en soi
dans sa solitude chagrine
il tourne en rond
revient au point de départ
n'a plus d'imagination
voudrait être ailleurs
n'importe où
quelque part
mais partout où il irait
sans pitié le suivrait son cafard