cloîtré dans nos rêveries loin tout là-bas aux confins de l'horizon là tout au loin dans ces paradis perdus dont on cherche les traces mais en vain c'est là tout là-bas que les soleils en feu plongent dans les eaux en y traînant les mirages des cieux on s'y perd on s'y noie aux confins de soi à la marge de ce que l'on est à l'extrémité du moi c'est là tout au fond de nous où l'on n'existe plus en soi où l'on se perd dans l'autre c'est ici tout près d'ici que la vie prend son sens dans l'âme soeur au regard si doux qui fait battre le coeur |