10 décembre 98


Au soleil couchant

entre tes paupières
sourit le vent
sur un fond de ciel bleu
la mer s'y berce
au chant d'une mélopée
au rythme langoureux
la crête des vagues
retombe et s'effrite
en écume blanche
les flots vont et reviennent
comme ta respiration lente
et sur ton corps ils s'étirent
sans pouvoir s'y accrocher
puis ils se retirent
tristes et déçus
avec le reflux de la marée

entre tes lèvres vermeilles
le soleil est à son couchant
il enflamme le ciel de ses braises
alors que fier et flamboyant
il se pare avant de disparaître
tes longs bras d'ingénue
ne font rien pour le retenir
tu restes sur le sable étendue
livrant à son souffle chaud
ta peau aussi douce que nue
tu t'abandonnes à ses caresses
sachant combien il te désire
et tu le laisses se noyer
au pied de ton horizon
l'âme en détresse
victime de sa passion