le 12 mai 99
Au loin

que l'on m'emporte au loin
sur la paume des vagues
dans le creux de leurs mains
jusqu'au bout de l'horizon
que l'on m'enlève malgré moi
pour me conduire là-bas
où je serai inconnu de tous
pour me perdre dans les nuages
respirer le firmament
ses cheveux parfumés
ses étoiles souriantes
qui clignent des yeux
que l'on me conduise
dans l'improviste du silence
jusqu'au bout du monde
pour que mon coeur s'égare
s'éclate dans l'infini
dans la poussière d'une galaxie
dans l'abysse noir de l'oubli
qu'au loin du loin
je m'éprenne du jour
que je m'entiche de la nuit
que je m'endorme pour toujours
la tête de rêves remplie
pour que je puisse les rêver
avant de les perdre
si je devais de nouveau m'éveiller



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