Le 25 septembre 98


Au-delà des rêves

je voguais seul à la dérive
poussé par des vents favorables
qui m'ont conduit au-delà de je ne sais où
jusqu'au bout et plus loin que mes rêves
le ciel nocturne était illuminé
il brillait d'une clarté mystique
où se berçaient des aurores boréales
celles-là mêmes qui ne se lèvent que la nuit
et qui dansent fluides et transparentes
voilées de couleurs phosphorescentes
elles font pâlir et disparaître dans le ciel bleu
tous les astres qui brillent et scintillent
elles viennent murmurer des mots inconnus
que seule peut comprendre l'âme
je décidai dans cet envers du monde
de jeter l'ancre pour y vivre et y mourir
médusé par la beauté de cet autre univers
où se confondent les quatre horizons
où la terre fragile s'agenouille devant l'éternité
où tous les mots perdent leur signification
où seul le silence peut encore parler



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