Le 28 août 98


Attendrissement

que viennent les temps
où perdus dans des espaces infinis
nos soupirs trouvent leur apaisement
et exultent dans l'envers du jour
que nos chants deviennent attendrissants
pour capter nos regards amoureux
sans les tromper par de vaines sérénades
que nos yeux brillent de l'éclat sans fard
de sourires entendus
avouons mutuellement nos désirs
ceux qui ne disent mots
qui se cachent dans les arcanes de l'âme
qui se font tout petits de peur d'être vus
après quoi ils se réaliseront dans leur plénitude
là où meurent les tromperies
avant même d'être nées
que nos bouches se touchent
pour échanger ces mots
que nous voulons entendre
parce qu'ils parlent de tendresse
parce qu'ils font frémir avec douceur
les peaux sensibles de nos corps
qui ne demandent qu'à s'endormir ensemble
dans un silence sourd et muet
laissons parler nos pensées
qu'elles nous remplissent de bonheur
dans la finitude du temps qui passe



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