5 avril 98



À ton approche

dès que tu t'approches de moi
je frissonne de tout mon corps
comme les feuilles du tremble
qui gémissent sous la brise
je frémis à fleur de peau
le bruit de tes pas
le bruissement de ta robe
serrent mon coeur qui cogne
tambour qui résonne à mes tempes
à tout rompre
il martèle si fort
que tu dois l'entendre
lui qui se dissimule
au plus profond de mon être
et qui ne vit que pour toi

dès que tu t'approches de moi
que tes mains au touché de velours
enchâssent délicatement mon visage
dès que tes yeux marron et pénétrants
plongent jusqu'à mes assises
jusque dans ses méandres les plus secrets
je tremble de tous mes membres
ma chair sur tout le corps se trouble
les sens soupirent et te désirent
sous le souffle caressant
de ta bouche torride
mon âme en signe de soumission
pose à tes pieds un genou
je suis tout entier par toi subjugué
et te voue ma passion et ma piété