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Appréhension nocturne
quand l'azur du ciel s'assombrit que la nuit chasse la clarté du jour je ressens quelquefois au seuil de mon âme un tressaillement d'épouvante qui surgit du fond des entrailles trace indélébile de l'enfance quand la peur m'envahit je me retourne vers toi dans tes yeux si brillants la lune est en son plein j'y retrouve le calme serein de ta présence rassurante j'oublie les mauvais présages la hantise des affreux regards que jettent au-dedans de moi d'anciens cauchemars les traits de ton visage fins et graciles m'emportent au gré des vagues berceuses et tranquilles vers ton rivage sablonneux sur la douceur de ton épaule où je dépose dans son creux ma tête apeurée qui s'apaise me voilà en sécurité et doucement tout doucement je m'endors |