22 juillet 98



Apaisement nocturne

la nuit nous accueille
dans ses bras
le front lisse et doux
orné de son diadème étoilé
elle ferme nos paupières
appesanties par la fatigue
nous berce de ses rêves
trompeurs
de son regard ardent
elle dompte nos peurs
qui nous torturent au-dedans
au fonds des entrailles
on se laisse leurrer
par des mots amoureux
on cesse de pleurer
on chasse le malheur
qui tenaillait notre coeur
il retrouve la paix
il oublie sa peine
et sans se méfier
il se laisse emporter
dans les ténèbres
qu'éclaire une faible lueur
lointaine et astrale
promesse nébuleuse
de la libération de notre souffrance
d'un réveil sur une aube radieuse




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