17 décembre 97

Apaisement


l'aube perlée de rosée
éveille le coeur crépusculaire
des plaintes sont murmurées
chuchotement de la source
chant de l'oiseau au seuil de l'hiver
les blessures se sont cicatrisées
l'âme enfin calme
a déposé sa colère

le front rivé à la fenêtre
on admire le lac
il miroite paisible
s'étale à perte de vue
se fond dans l'espace
se perd à l'horizon
on cherche les mots
pour capter le paysage
mais ils demeurent silencieux
sans visage
on reste muet
en contemplation

on a perdu la force de bramer
les plaies se sont refermées
ne sont plus que des souvenirs
écorchures sensibles
parfois des élancements
on retient sa respiration
le passé sous le passé est enfoui
le présent étouffe ses cris
on pardonne au destin sa cruauté

le bonheur aujourd'hui retrouvé
recouvre l'autrefois de son baume
on se réjouit du nouvel aurore
qui apporte sous son aile la quiétude
il ouvre son oeil doux
réchauffe les membres gelés
remet au creux de la main
la tranquillité
la paix
l'apaisement


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