au fond des catacombes sur leur piédestal d'or massif les idoles des temps d'autrefois protègent de leur mutisme la flamme des anciennes passions n'allez pas en ces salles sombres et secrètes où dorment les ombres n'approchez pas des miroirs car vous y verriez du dedans votre regard c'est en ce lieu sacré sous les candélabres que les souvenirs agonisent que l'écho sonore des pas meurt sur la dalle froide que le chemin parcouru s'efface derrière soi aucune trace que des impressions souterraines si lointaines presque étrangères qui habitent la mémoire qui scintillent parfois dans le noir au fond de salles secrètes dans un dédale de couloirs obscurs restez immobiles restez silencieux de peur d'éveiller la colère des fétiches qui protègent de leur présence les cicatrices des blessures qui fleurissent les amours mortes |