28 février 98
Amoureuse nuit
dans ton regard
un sourire entendu
frémissement des lèvres
discrète invitation
formulée dans l'intimité
sans qu'un mot ne soit prononcé
avide de toi
je bois à ta bouche l'ambroisie
source d'extase et d'immortalité
je me plonge dans les eaux profondes
du gouffre de la nuit
qui m'apporte ces moments éphémères
qui se prolongent à l'infini
jusqu'à l'assouvissement du désir
je me cale dans tes bras
pour un moment j'oublie tout
je ne suis qu'à toi
j'ignore ce qui se passe autour de nous
que l'obscurité aveugle
couverte de sa mantille étoilée
camoufle pour nous les lueurs de l'aurore
et cache le jour qu'elle fera naître
égoïste comme le sont les amoureux
je ramène tout l'univers au mien
je le dépose au fond de tes mains
je ne pense qu'aux instants merveilleux
qu'ensemble nous vivons
sans songer que le sablier les engloutit
au fur et à mesure qu'ils s'envolent
sur les ailes rapides du temps
dans ton regard
un sourire détendu
frémissement des lèvres
ardente passion
que nos corps se sont avouée
sans qu'un mot ne soit prononcé