Le 10 mars 99
À mots couverts

je devine en ton visage
des ciels si doux
des cieux en courroux
qui dépeignent tant de voyages
tant de mers
parcourues
sillonnées
où t'a transportée ton équipage
à travers les écueils et les brisants
au gré du temps
au gré des vents
je devine à travers ton regard
tant de battures
d'échouages
de brisures
sur des eaux en rage
orages
des coups de roulis
tangage
tant de choses vécues
au milieu de flots bouillonnants
qui ne se disent qu'à mots couverts
dans le silence d'une escale
dans le calme d'un mouillage
à l'abri d'un havre
à la tombée du soir
quand souffle la brise
et que l'on s'endort enfin
tous les deux bercés
par le ronflement des vagues



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