silence du dedans âme muette embourbée dans les mots qui se taisent paupières closes meurtries qui cachent le regard à l'ombre du vide sommeil sombre sans rêve à contre-jour l'être est à nu les bras tendus il marche et titube cherchant en sa demeure les habitudes acquises les signes familiers ceux qui parlent sans bruit les objets coutumiers ceux qui rassurent quand le froid s'insinue figeant le corps dans la douleur des gerçures dans la nuit noire où se sont éteintes les étoiles |