Le 14 juillet 99
À marée basse

au retrait de la mer
les berges ont été mises à nu
révélant au jour de vieilles blessures
j'ai le coeur dans la vase
vestiges mélancoliques
je me sens à marée basse
pendant que des chants nostalgiques
blessent mon coeur
je revois des sourires de jeunesse
insouciants
des yeux remplis de promesses
qui regardent avec joie
l'avenir droit devant eux
émoi
émotion
ils sont indifférents
et vivent des moments heureux
qui n'appartiennent qu'à l'innocence
et moi
me voilà au perdant
quand peu à peu
les jours se retirent
me voilà au reflux
quand peu à peu
le temps paraît sans issue
alors qu'auparavant
il semblait superflu
qu'on le gaspillait sans compter
qu'il nous considérait
étonné
alors qu'il fuyait éperdu
affolé
devant tant de temps perdu
à jamais
enfoui dans le passé
si vite
si vite oublié



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