au retrait de la mer les berges ont été mises à nu révélant au jour de vieilles blessures j'ai le coeur dans la vase vestiges mélancoliques je me sens à marée basse pendant que des chants nostalgiques blessent mon coeur je revois des sourires de jeunesse insouciants des yeux remplis de promesses qui regardent avec joie l'avenir droit devant eux émoi émotion ils sont indifférents et vivent des moments heureux qui n'appartiennent qu'à l'innocence et moi me voilà au perdant quand peu à peu les jours se retirent me voilà au reflux quand peu à peu le temps paraît sans issue alors qu'auparavant il semblait superflu qu'on le gaspillait sans compter qu'il nous considérait étonné alors qu'il fuyait éperdu affolé devant tant de temps perdu à jamais enfoui dans le passé si vite si vite oublié |