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le 11 avril 99
Allons là-bas
que se perde le temps perdu
en ces espaces inhabités
où le vent nous parle
des printemps à venir
où la mer promise
a entonné le chant des sirènes
qui vers des îles vierges
nous entraînent
laissons-nous porter
vers ces lieux mystérieux
où le ciel se met à genoux
devant l'arrivée du cortège lunaire
myriade d'étoiles constellées
qui de leur ardente clarté
aveuglent nos yeux éblouis
que vienne ce temps
où l'on pourra sans retenu
partir au loin vers l'inconnu
dans l'absence de tout regret
laissons-nous aller vers ces contrées
où les sons que transporte l'air
ondulent comme des prières
mille fois répétées
mélopée qui nous envoûte
jusqu'au fond du rêve
quand le sommeil nous sourit
dans le giron de la nuit
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