on lâche les ficelles et les nuages s'envolent disparaissent dans le bleu du ciel comme des sourires heureux on a le coeur en fête comme un enfant qui court sur le gazon vert qui se met à l'ombre des pins parasols qui peignent des taches sombres sur le sol on rigole et puis il y a ce pincement au coeur sournois quelque chose que l'on croyait oubliée qui vient brouiller les couleurs les teintes du bonheur c'est comme une voix venue d'autrefois du fond de soi qui parle tout bas celle d'un bambin dans un jardin dans le passé tout au loin qui pleure de chagrin parce que par mégarde il a ouvert les mains et que multicolores se sont enfuis ses ballons ils se perdent dans les cieux ils ne sont déjà plus là ce ne sont plus que des points si petits qui s'évanouissent dans le firmament et qui le laissent malheureux inconsolable attristé |