4 mars 99



Abattement


le soleil à la fenêtre
sourit
le coeur ne le voit pas
ne veut pas le voir
il est là
seul dans le noir
lassé
d'humeur maussade
inquiétude
il retient ses larmes
lassitude
se sent en attente
d'une bouche
aux lèvres fleuries
d'une caresse
petit rayon qui luit
dans un jardin
d'un mot
d'un câlin
de ceux qui frôlent la joue
remplis de tendresse
de ceux qui bousculent
qui chassent la tristesse
qui libère l'âme
engluée dans ses bas-fonds
dans les bras de l'ennui
elle gémit
et voilà que tu viens
que tu me prends par la main
douceur
que tu me ramènes dans le jour
amour
et que s'éteint ma douleur
heureux apaisement
dans l'ardeur de notre étreinte
fougueux enlacements