oh muse j'aime le vin, tu le dédaignes je ne peux supporter ton calme laisse-moi être ton amant bouffe-moi, écrase-moi je resterai quand même et pour toujours à tes pieds je t'en fais le serment à moins que tu dédaignes mes élans que tu m'interdises de poser sur tes seins langoureux ma tête engourdie par la gnôle que tu me tournes le dos alors que je suis de braise que tu te refuses, boudeuse au moment où je te veux amoureuse tu le sais, je serai toujours ton amant mais sois pour moi Calliope muse de la poésie l'ange damné qui me conduit au paradis la démone qui me caresse de sa lourde poitrine qui frôle ma bouche de ses lèvres et qui s'en amuse approche-toi que l'on s'enlace de peur que de toi, si tu me boudes, je ne me lasse je veux souder nos chairs que nos corps nus soient confondus je veux te faire baver de jouissance t'entendre crier de plaisir enjôleuse à la bouche humide, viens-là dépose sur mon flanc ta tête ensoleillée oui, tu le sais, Calliope je serai toujours ton amant je t'en fais le serment torture-moi, fais grise mine parce que je suis ivre traite-moi de salaud, de soûlard c'est toi, perfide, qui me grise je te veux corps et âme et je déploierai tout mon art pour que ta peau en émoi succombe et après t'avoir à nouveau possédée tu t'écraseras sur mon torse amour incandescent et pour toujours je serai oh poésie ton seul, ton unique amant je t'en fais le serment 1997
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