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puis enfin on retourne là-bas en cette vieille cité où l'on a vécu autrefois du premier coup d'oeil tout semble familier à y voir de plus près tout paraît étranger certains amis d'antan comme des oiseaux migrateurs se sont envolés d'autres ne sont plus la marée a effacé sur les berges leurs pas d'autres sont méconnaissables ils ont un autre visage un autre regard ne se souviennent plus des jours jadis partagés trop d'années se sont écoulées trop de distance trop de silence plus rien à échanger la ville à l'approche de l'hiver s'est faite silencieuse elle a les yeux hagards on la retrouve comme certains vieillards presque semblable après tant d'années enfermée dans ses vieux murs d'un autre âge dans ses anciens atours du Moyen Âge on bat le pavé de ses rues étroites qui serpentent qui s'entrelacent que l'on avait en ce temps tant arpentées on vit dans l'autrefois en deuil de son passé tout semble inchangé pourtant règne un sentiment d'inconnu d'étrangeté on n'est plus chez soi alors qu'on y a laissé tant de souvenirs au fond des entrailles un serrement de coeur on sent entre les doigts la vie doucement s'échapper et nous envahir au fil des heures un sentiment de tristesse une langueur que l'on ne peut contenir mieux vaut alors revenir dans l'espace du présent ici maintenant 1997
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