ô ma nuit avec l'aube tu t'en es allée me laissant seul dépouillé dans la lumière crue du jour vulnérable délaissé dans tes yeux l'ombre s'est enfuie sous tes paupières au fond de ton regard j'ai abandonné entre tes mains mes rêves inachevés reflets bleus en cet espace nocturne tour à tour partagé où s'endort l'oiseau où dans le silence de son chant s'apprivoise dans le noir ma peine sauvage vent souffle de vent fraîcheur entre les branches vertes odeurs fanées qui doucement se dispersent brise chaude souffle du soleil en ce matin nouveau où je m'éveille en traînant avec moi de ces parcelles d'étoiles qui ont constellé mon sommeil |