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Novembre 2005

Quinquains
Le premier cinquain suit la structure: 2,4,6,8,2 pieds, le second est en miroir: 2,8,6,4,2.
Dans les deux cas, le dernier vers doit être relié au premier.







les cinquains





Cinquain I



l'éclair
dans un ciel noir
quand le tonnerre gronde
zèbre le ciel de son éclat
brillant


Miroir


la neige
tombe serrée et sans relâche
en cette fin d’automne
un doux silence
nous berce


*



Cinquain II


la mer
secoue l'esquif
au gré des fortes vagues
il coule tout d'un coup dans l'onde
bleue


Miroir



j'entends
gronder le tonnerre furieux
mon coeur est plein d'effroi
en moi surgit
le cri




*


Cinquain III



l'automne
les fleurs se fanent
l'été s'en est allé
les feuilles mortes tourbillonnent
au vent


Miroir


les jours
se sont peu à peu écourtés
en laissant derrière eux
les arbres lourds
de neige




*





Cinquain IV


je t'aime
mon tendre amour
je vois dans ton ciel pur
des étoiles au fond de tes yeux
en pleurs


Miroir


bonheur
de te tenir entre mes bras
fleur au profond parfum
aux fins pétales
soyeux




*


Cinquain V



encore
la neige tombe
les enfants font des balles
c'est entre eux une vraie bataille
la guerre


Miroir


la joie
avec ce bonhomme de neige
sur sa tête un gibus
les enfant jouent
dehors




*



Cinquain VI



les cygnes
au loin s'envolent
vers un autre été chaud
là où le soleil dansent et rient
dans l'onde


Miroir


vacances
dans un ciel où les oiseaux chantent
où le soleil caressent
des fleurs radieuses
si belles





*



Cinquain VII



ma tête
sur ton épaule
repose avec tendresse
tu sais réconforter mon âme
peinée


Miroir


mon coeur
soulagé par ton grand amour
est comblé d'allégresse
ton doux regard
joyeux




*



Cinquain VIII



tristesse
au fond des yeux
dans la mienne ta main
une fleur douce à en mourir
d'amour


Miroir


ta bouche
murmure à mon oreille un chant
si rempli de non-dits
que le silence
me parle




*



Cinquain IX



des nues
tombe la pluie
les oiseaux se sont tus
on entend le doux bruit des gouttes
qui chantent


Miroir


le vent
pleure entre les branches feuillues
pendant que le tonnerre
à pas très lourds
s'en va




*



Cinquain IX



la brise
au souffle tiède
se parfume des fleurs
elle traîne sa longue robe
bleutée

Miroir


la nuit
s'est approchée dans la pénombre
mille cigales chantent
sous une lune
joyeuse