10 juillet 98



Lassitude

dans le fatras de la vie
l'âme sur elle-même se replie
elle cherche la paix
une oasis de fraîcheur
où elle pourrait déposer son fardeau
puis attendre que vienne la nuit
et avec elle l'accalmie
elle ne sait que faire
ni où aller
les routes semblent sans issue
elle marche droit devant elle
au hasard
elle est lasse et rompue
elle traîne de l'aile
morte de fatigue
elle se couche sur le sol
l'oreille aux aguets
elle n'ose dormir
de peur de ne plus s'éveiller
mais la terre est chaude
et parvient à l'apaiser
tout bas elle lui murmure
le soupir de la source
le bruissement des feuillages
et le chants des oiseaux
par le bruit des vagues
elle se laisse emporter
dans une douce somnolence
river à la terre
en toute confiance
elle finit par s'endormir






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