Lassitude
dans le fatras de la vie l'âme sur elle-même se replie elle cherche la paix une oasis de fraîcheur où elle pourrait déposer son fardeau puis attendre que vienne la nuit et avec elle l'accalmie elle ne sait que faire ni où aller les routes semblent sans issue elle marche droit devant elle au hasard elle est lasse et rompue elle traîne de l'aile morte de fatigue elle se couche sur le sol l'oreille aux aguets elle n'ose dormir de peur de ne plus s'éveiller mais la terre est chaude et parvient à l'apaiser tout bas elle lui murmure le soupir de la source le bruissement des feuillages et le chants des oiseaux par le bruit des vagues elle se laisse emporter dans une douce somnolence river à la terre en toute confiance elle finit par s'endormir |