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l'arbre automnal se consume flammes d'or oranges étincelles les feuilles brûlent elle s'envole la saison toute fuyante feu qui embrase de la terre mèches rouges flambeaux le vent souffle la mort le temps passé gémit sur le pavé mes pas dans la tourmente avec lenteur avancent feuilles mortes gestes anciens le vent dans la porte tournoie tourbillonne sournois et me reviennent les souvenirs égarés sur un seuil oublié et je m'enfuis devant moi en deuil de mes mortes années de l'été qui vient de se faner 1960
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