Rencontre du 17 juillet 2005



    Photo de Yves Brillon



    Une journée renku

    Mettez à votre agenda le dimanche 17 juillet 2005.

    Vous êtes invité(e)s à partir de 11 hres a.m. à une journée renku.

    Il faut apporter le recueil de Gong 7 qui contient le déroulement du renku.

    Apportez de la nourriture et des boissons – nous mettrons en commun nos plats.

    Il ne faut pas s’inquiéter de la participation au renku puisqu’il y aura un sabakite (meneur(se) de renku ) qui indique la caractéristique de chaque verset. Ce sabakite
    sera non-directif, ce qui convient mieux à notre culture québécoise. Le choix du meilleur verset sera soumis au vote, si nécessaire.

    Nous essayerons de faire un kasen, i.e. un renku de 36 strophes.

    Anne-Marie Labelle a l’amabilité de nous recevoir chez elle à Montréal.

    Après le lancement du hokku qui doit parler de ce qu’on aperçoit de chez elle – sans doute le majestueux marronnier qui dépasse sa galerie - elle aura donc l’honneur de faire le deuxième verset : wakiku

    Le titre se trouvera dans le hokku.

    Au plaisir donc de vous revoir pour échanger nos haïkus –


    Micheline et Anne-Marie








    Compte-rendu de la réunion
    Un premier renku au Québec

    Le dimanche après-midi, 17 juillet 2005, à Montréal, avait lieu une première nord-américaine francophone. Un groupe de neuf haïkistes s’est réuni pour la mise en écriture d’un kasen, un renku de 36 versets : Le marronnier. L’animatrice, Micheline Beaudry, qui est correspondante de Gong au Québec, a organisé la rencontre et mené le jeu avec douceur et fermeté.

    D’un commun accord, nous avons décidé de procéder à l’écriture du renku en choisissant au fur et à mesure, dans un vote à main levée, le meilleur verset parmi ceux écrits par tous les participants. Ce choix, ainsi que le partage de plats à déguster autour de la table, nous sont apparus plus conviviaux. Nous avons convenu également d’un temps précis pour l’écriture de chaque verset en suivant le tableau des thèmes prescrits pour un renku d’été dans Gong 7.

    Outre les deux ventilateurs et le bruit de griffonnage sur nos feuilles, le silence régnait dans le salon. Courbés sur nos cahiers, nous écoutions la vie dans notre mémoire, regardions un souvenir à travers le mur, ou choisissions d’écrire sur ce mur. Un tableau permettait de suivre les haïkus qui s’ajoutaient. Une panne d’électricité (à 32 degrés Celsius) vint même nous surprendre vers 13 heures 30 et dura jusqu’à 15 heures 30. Nous avons mis un point final au 36e verset, vers 18 heures.

    Cette expérience enrichissante, tant du point de vue technique que du point de vue poétique, sera reprise dès cet automne. Un gros merci à toute l’équipe !


    Anne-Marie Labelle
    coanimatrice