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ton souffle contre ma joue brise marine départ des oies blanches en partance vers le sud odeur saline appel du large comme il est doux ton souffle contre ma joue tes lèvres dans mon cou frisson qui me secoue bruissement de fougères vent tiède d'automne dans les feuillages multicolores de la forêt qui attend l'hiver tu murmures à mon oreille des mots de toutes les couleurs j'ai la tête qui chavire le corps en éveil tes lèvres dans mon cou frisson qui me secoue ta bouche sur la mienne posée comme une fleur rosée du matin d'un jour sans lendemain le temps reste figé il s'accroche avec ténacité à la rondeur des pierres que façonnent les rivières sablier sans mémoire miroir de nos rêves ta bouche sur la mienne posée comme une fleur tes bras s'agrippent à mes hanches mes mains encadrent ton visage les vagues viennent sur la plage mourir en gémissant elles laissent sur le sable une mousse d'écume nos corps l'un à l'autre accrochés hors du temps sans passé à tout jamais fixés dans le présent côte à côte tes bras m'enlacent main dans la main l'un contre l'autre à tout jamais se perdre dans notre amour s'aimer pour en mourir le monde est à l'envers il verse dans l'infini les goélands volent dans la mer le soleil s'enfuit les cormorans sont partis là bas au bout de la nuit nous laissant seuls tous les deux endormis 1997
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