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qu'on me donne la verdure de l'arbre l'espoir d'une saison la ramure et les racines le devenir en floraison qu'on me livre le vent libre en cette forêt tourmentée qu'il déploie contre l'écorce son étreinte de serpent qu'on m'enchaîne à la rigidité de la pierre l'eau passera sans angoisse au fil des jours je serrerai le poing je fixerai au creux de ma paume le temps et ses rides illusion de l'instant vaincu dans cet espace restreint où j'aurai vécu 1959-1960
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