|
| Le
|
 |
|
Albin, Jacques
|
Alcyon |
Bailly, Philippe |
Bardou, Brigitte |
Bataille, Marie |
Bégué, Emmanuel |
Bernier, Bruno |
Bertrand, Huguette |
|
Boucher, Christian
|
Brillon, Yves |
Chaudagne, Éric |
David, Claude |
Dif, Jean |
|
DiSanzo, Vincent
|
Doyon, Paule |
Dubé, Daniel |
Dubé, Frédérique |
El Gorfté, Abderrahman |
Ferreira, Jean-Charles |
Hiriart, Emmanuel |
Lamiel, Miguel |
|
Lemay, Sophie
|
Méliade, Stéphane |
Michiel, Archibald |
Mounier, Éliane |
Nath |
Nouvel, Isabelle |
Pinat, Étienne |
Ripoll, Guy |
Riquier, Jean-Marc |
Seassau, Mireille |
|
Suquet, Cyril
|
Veludo, Pedro |
|
|
[::Designed by DHP::] |
|
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © Daniel Dubé et les auteurs participants. |
|
|
![[ ... ]](10010.gif)
|
Stéphane Méliade |
-- L'accordeur d'anges --(po.16)
Pizzicati
Regards vifs
Un écureull sur une portée
Une main brûlée autour d'une clé de Sol
Envolées de cordes
Vie d'arbre en arbre Roue lyrique
Orchestre cosmique
Au coeur d'une mélodie respirée
Trilles sursaut
Ciel crescendo
Soleil souffle et lune en apnée
Une voix limpide trouble le fleuve
Diamants des notes et poussières des chants
Naissent
Sonnent juste
Aiment voler
La musique de l'homme
Marche à pied
Plume tempo sur l'accordeur d'anges
18-01-99
*
-Bleue-(po.12)
Tu pleures dans la nuit, ton coeur départ dans un sac de voyage.
Tu sais tant de choses, tu sais marcher contre le vent, tu sais courir dans
l'eau, respirer dans les flammes, mais tu ne sais pas plier ton coeur
trop vaste.
Une bande magnétique s'enroule autour de toi, tu deviens momie
de mémoire, réservoir de rubans, pendant que le vent de nuit soufflant sur
toi lit ta vie.
Tu écris, tu écris, trempes la plume dans ta peau, imprimes les
lettres "aimer" dans le désordre sur la pulpe de tes doigts, déposes tes
empreintes sur la nuit, tatoues le territoire des ombres.
Je me penche vers ton jardin qui pleure.
Un tournesol danse dans le noir, plonge dans la terre, pour
chercher la lumière aux antipodes du temps.
Je pleure sur ton jardin penché.
Je demande au vent d'étoiles de te faire jaune d'or, florale et
solaire, riant devant la mer.
Ton coeur couleur du ciel, jardin bleu lumière.
24-10-98
*
-- Cap Éternité -- (po.13)
De Cap Éternité
La mer
Même loin
Même dans la tête
Sait venir à nous
Et faire le vent dans nos yeux
Comme si nous ne l'avions jamais vue
Alors
Le chagrin devient palette
Rien qu'en mélangeant nos mains à la mer
On tiendrait presque au bout des doigts
La recette pour ne pas mourir
À Cap Éternité
Même les rochers sont vivants
Même tomber est léger
À Cap Éternité
Le soleil en partant
Donne des couleurs même au vent
Et les vagues qui viennent à notre rencontre
Nous ressemblent étrangement
08-11-98
*
-- Chambre d'écho -- (po.16)
Rires sangles ôtées
Dans la chambre d'écho
L'air appuie sur l'eau
Fluide continent
& Vaste visage
Le monde entier
De la longueur d'une valise
La nuit écrit
"Il y a une vie pendant la vie"
18-01-99
*
"Nous nous découvrions, nous aussi, emportés vers un avenir ignoré, à
travers la pensée des vents"
-- Antoine de St Exupéry
-- Courrier Sud -- (po.15)
Le soleil se lève
Et je tombe vers lui
À la vitesse des yeux fermés
Divins tourbillons
Songe sans titre
Très loin
En bas du monde
Il y a un ciel
06-01-99
*
-- Fenêtre sur vie -- (po.16)
En hiver
Les fenêtres viennent boire ici
Transparence parfaite
Soulève déplie complète
Ma main sur la vitre
Aux heures blanches
Les fenêtres viennent ouvrir les murs
Les regards des carreaux
Atteignent chantent éblouissent
Gestes derrière le verre
Un mot s'écrit sur le verre
Puis saute
Du haut d'en-bas
Visions brillantes
Aveuglées transparentes
Ce qui est chanté chante
Ailes des fenêtres
Elles repartent en tintant
Vol des vitres du printemps
Chambre avec vue sur la vie
Elles habitent le tour de la terre
Les fenêtres
Fenêtres à vivre en l'air
Leur scintillement crie dans la lumière
26-01-99
*
-- Les mains pleines -- (po.12)
Elle regarde l'eau.
Elle cache ses mains trop pleines. Sa paume en
volets de peau autour des flots fait taire les mots.
Elle traverse le pont.
Pont de mains en mosaïque de sons, les gestes
liés assemblent les syllabes.
Longue arche de plumes à traverser la vie,
dessus savent passer l'urgence du soleil et la
patience de l'ombre.
Alors, elle jette tous les mots par dessus le
pont. Les mots prennent l'eau, les carreaux
coulent en flots de reflets, ciel en marche sur la
vitre.
Mais l'eau n'est pas muette et ces mots là
savent nager. L'eau regarde le soleil à travers les
carreaux et l'arche trempe ses plumes dans l'eau
et devient pont de mer.
Elle passe le pont, légère de ses mains vierges.
Sourire des mots, cachés derrière son dos.
13-11-98
©Stéphane Méliade
|
|
|
|
Page d'accueil -- Courrier ![[ ... ]](10016.gif)
|
|
 |
| |
| |
|