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| Le
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Albin, Jacques |
Alcyon |
Bailly, Philippe |
Bardou, Brigitte |
Bataille, Marie |
Bégué, Emmanuel |
Bernier, Bruno |
Bertrand, Huguette |
Boucher, Christian |
Brillon, Yves |
Chaudagne, Éric |
David, Claude |
Dif, Jean |
DiSanzo, Vincent |
Doyon, Paule |
Dubé, Daniel |
Dubé, Frédérique |
El Gorfté, Abderrahman |
Ferreira, Jean-Charles |
Hiriart, Emmanuel |
Lamiel, Miguel |
Lemay, Sophie |
Méliade, Stéphane |
Michiel, Archibald |
Mounier, Éliane |
Nath |
Nouvel, Isabelle |
Pinat, Étienne |
Ripoll, Guy |
Riquier, Jean-Marc |
Seassau, Mireille |
Suquet, Cyril |
Veludo, Pedro |
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| Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © Daniel Dubé et les auteurs participants. |
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| Frédérique Dubé |
En un coup
Mon révolver à la main, je tire.
Je tire et, comme un éclair te foudroyant, tu tombes.
Ma maladie t'a étreint d'un seul coup, t'a parcouru
d'un frisson violent.
As-tu ressenti son corps froid d'armure?
Ce corps te parcourant.
Oh si! Tu l'as sentie cette misère pénétrante!
Elle jaillit, persistante, du gouffre.
Ma maladie d'amour m'a trahi, t'en rends-tu compte?
Il ne s'agissait que d'une ferme pression sur la
gâchette...puis ça y était.
Tu comprends?
Et puis, je l'ai fait...
Cette maladie est moi et le je est tu...
d'une balle en plein coeur.
Parce que tu es mort en moi, et que par toi, je suis
morte.
Petit
Vois-tu Petit
L'oiseau sur la branche
Un geai bleu dans les hanches
De l'horizon maternel
Petit peux-tu voir là-bas
Peux-tu seulement voir
Là-bas ce soleil majestueux
L'empereur de l'espace
Tu dois voir Petit
Que l'âme sans bruit
S'écorche aux ronces de la nuit
Se meurt au temps diurne
Petit tu dois voir
Tu dois savoir
Que tes yeux Petit
S'offrent comme un panier d'éveils
Ouverts et saillants
Ils voient tes yeux
Que les images
Toutes éternelles puissent-elles être
Disparaîtront Petit
Elles disparaîtront
Dès que tes yeux
Seront prisonniers
De tes paupières
Tu seras seul Petit
Dois-je te dire
Que l'homme est cruel Petit
L'homme est cruel
Ne ferme surtout pas les yeux
Ne les ferme jamais
Devant la vie Petit
Il faut y faire face
Parce que sinon
Parce que sinon Petit
Ton nom sera mien.
©Frédérique Dubé |
All there
Qui ça
Moi
Je suis arrivée
Tu ne te rappelles pas
Non
Qui es-tu
Bof tu sais
Je suis là
Just for you
Toi qui ne m'aime pas
Oui
Just there
All time
Ouf
Lasse-moi
De
Toi
I'm too red
To be white
Je veux ton corps
All here
Ton sang
Dans mes veines
All love
Just me
In you
Tu m'entends?
Tu me nuis
All time
Horizon claustrophobe
Je suis un suicide ambulant
Bleui par froidures dosées
Mon œil morne traînant
Cherche
Que cherche-t-il donc
Dis-je pénombre
Mais qu'est-ce que cette ombre
Sombrant, dépouille mouvante
Que cherche-t-il suivant soudain
Les traces au teint clair
L'aurore?
Où est cette place manquante
Était-ce libre ou clos
Par où passer
Vous demandais-je
Par les rivières enchaînées
Déchaînées absences
Où est cette salle unique
Succion de l'espace
Est-ce le vide déambulant
Qui me suit en moi
Hélas c'est cette vie qui s'en va
Qui moi meurt avec elle
C'est ce versant en vers
Qui s'effondre sans racine
Ni port
Sans bateau
Plus d'ancre, je vogue
Sur un monde sans pont
Un monde en chute libre
Horizon claustrophobe
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