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| Le
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Albin, Jacques |
Alcyon |
Bailly, Philippe |
Bardou, Brigitte |
Bataille, Marie |
Bégué, Emmanuel |
Bernier, Bruno |
Bertrand, Huguette |
Boucher, Christian |
Brillon, Yves |
Chaudagne, Éric |
David, Claude |
Dif, Jean |
DiSanzo, Vincent |
Doyon, Paule |
Dubé, Daniel |
Dubé, Frédérique |
El Gorfté, Abderrahman |
Ferreira, Jean-Charles |
Hiriart, Emmanuel |
Lajoie, Anton |
Lamiel, Miguel |
Lemay, Sophie |
Méliade, Stéphane |
Michiel, Archibald |
Mounier, Éliane |
Nath |
Nouvel, Isabelle |
Pinat, Étienne |
Ripoll, Guy |
Riquier, Jean-Marc |
Seassau, Mireille |
Suquet, Cyril |
Veludo, Pedro |
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| Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © Daniel Dubé et les auteurs participants. |
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| Alcyon |
Le grand arbre
Nous allions vers les beaux jours
Je courais à vos cotés
- Souvenez-vous -
Je vous tendais la main
Mais vous riiez trop
Et les larmes du vent
Faisaient pluie dans vos yeux
Sous le grand arbre
- Savez-vous -
Nous nous sommes arrêtés
Vous étiez essoufflée
Et mon coeur palpitait
A l'ombre de ses branches
J'ai cueilli votre sourire
Celui de vos yeux
Celui de vos lèvres
Sous ses milliers de feuilles
Et pas un bruissement
Nous allions vers les grands jours
Je marchais à vos côtés
Nous serrions entre nos doigts
L'aube d'un nouveau ciel
Vous étiez belle et grave
Et dans vos yeux la pluie
S'approche la fin du jour
Les saisons s'entrechoquent
Et le temps nous emmène
Une feuille dans le vent
Un arbre qui s'étend
Aube printanière
Bourgeon
Une goutte perle
Eclate
Appétit solaire
Frisson
Deux oiseaux
Vrillent
Torsion de l'air
Plongeon
L'autre sans l'un
Reste
Plumes à terre
Camion
L'homme pressé
Roule
Bouleversement planétaire
Ne touche pas ce caillou.
Je te prie, ne le touche pas.
Depuis longtemps tu le cherches.
Il est là, sous tes pieds.
Tu es venue le prendre, laisse-le.
Le déplacer serait une fin.
Il n'y est pas préparé.
Pas assez de jours, de saisons,
Pas assez de pluies et de soleil.
Prends-le
et la montagne s'éboulera.
Je suis terre à tes pieds.
N'ôte pas tes habits.
Non, ne les ôte pas.
Laisse-les flotter au vent
Qu'ils se gonflent et soient tes voiles.
Oublie le vent chaud et ta soif,
La bise et le froid de ton errance.
Laisse-toi porter par le souffle du vide
Tends les bras quitte le sol
Je suis souffle à ton rire.
Ne te baigne pas
Vois-tu là-bas l'horizon qui t'étire ?
Sens-tu les vagues frisées de vent ?
Tu as égaré ce fond aqueux qui n'aspire qu'à toi.
Ne nage pas, tu es cernée,
Ne flotte pas tu es mon île.
Je suis eau à ton regard.
Ne t'approche pas
Sens-tu ma flamme te lècher ?
L'eau se donne vapeurs, le vent s'affole.
Morsures en lames brûlantes à larmes.
Je fulmine de te sentir
Si proche sans toucher
Je m'approche et tu t'écartes
Nous rougissons ensemble.
Je suis feu à ton âme.
Ne me touche pas
Laisse encore un peu
Ma pierre de coeur
Devenir précieuse.
Compagne de toujours
Le cri de ton premier jour
La lumière de tes premiers rires
Le lait de tes premières faims
La fièvre de ta première dent
Le lit de tes premiers rêves
Le sombre de tes premières nuits
La table de tes premières lettres
Le jouet de tes premiers caprices
L'aventure de tes premiers pas
Le terrain de tes premiers jeux
Là où tu allais, j'étais.
Amour sorcier
Tu serais fée
Je serais
sorcier
Tu serais fleur
Bourdon je
volerais
Pour te butiner
Le doux de ton
coeur
Tu serais lune
Océan me
marerais
A t'y voir venir
Baigner ton
reflet
Tu serais
étincelle
D'amadou me
mettrais mèche
Pour que tu me
prennes
A déclarer ma
flamme
Tu serais
balançoire
J'en
pousserais
pommier
A te tendre
mes bras
Pour que tu t'y
enlaces
Tu serais
alouette
Chanson me
sifflerais
Jusqu'à te
plumer
Et le bec et le
reste
Tu serais dune
Simoun
m'échaufferais
Pour venir
caresser
Le sablé de tes
courbes
Tu serais nuit
Je serais jour
Pour qu'à
l'aurore
Nous fassions
l'amour.
Cours toujours
après la vie
après la mort
garde ton souffle.
Cours toujours
après la mie, après l'amour
après le temps de ne rien faire
et pas le temps de bien tout faire.
Cours toujours
après la vie, devant la mort
après l'heure, et pas le temps
après toi, qui trouveras-tu ?
Cours toujours
le long des routes et des chemins
pousse derrière et tire devant
tire donc sur tout ce qui bouge.
Cours toujours...
après ta queue, jeune chien !
tu la mords, et cries douleur
toute derrière et toi devant.
Cours toujours...
derrière les devants
tous tes rêves et le vent
souffle court haletant.
Cours toujours...
Derrière la vie
devant la mort
toujours trop cours.
© Lisiere et l'auteur
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Le lien web de l'auteur: sous son nom, ci-haut.
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